Nous avons rencontré le skipper français à Genève lors de ses essais en TF35 sur le lac Léman. Découvre la première vidéo, «Barrer un TF35», de notre série d'interviews réalisées en collaboration avec le magazine Skippers.

Après 16 saisons de régates sur le lac Léman, les propriétaires de D35 ont décidé de développer un nouveau bateau: le TF35. Il s'agit d'une nouvelle génération de catamaran à foils monotype de haute performance, qui ont pour but de voler même dans des petits airs. Et ça marche!

Sept bateaux vont se défier lors du TF35 Trophy. Une compétition qui combine courses sur lac et en eau libre sur six sites à travers l'Europe. Les premiers événements doivent avoir lieu pendant les mois de mai-juin sur le lac Léman, avec le Bol d'Or Mirabaud comme point culminant. Puis en septembre en Italie.

«Tout ce qu'on essaye de faire, c'est de diminuer les freins»

Pour nous parler de cette nouvelle génération de bateaux à foils, qui de mieux que Loïck Peyron, navigateur au CV impressionnant du haut de ses 61 ans. Engagé comme tacticien pour le Team Sailfever, il nous a reçus à bord de son TF35 Art Explora. Dans cette première vidéo, le skipper français nous parle de ses sensations à la barre de ces nouveaux bolides marins à foils.

«Tout ce qu'on essaye de faire, c'est d'essayer de diminuer les freins dans plein de domaines, ce qui est plus intelligent à faire, que d'augmenter la puissance, explique Loïck Peyron. Le plus gros frein, c'est évidemment l'air, mais aussi l'eau, surtout l'eau. La densité de l'eau est incomparablement supérieure à celle de l'air. Donc une coque dans l'eau, ça frotte, ça freine et ça s'enfonce, même, avec la vitesse.»

Une régulation de foils automatisée pour la première fois

La principale évolution entre les TF35 et les précédentes générations de bateaux à foils réside dans une automatisation de la régulation des foils: «Le barreur a accès à des petits boutons. Et c'est l'un des premiers bateaux de course à foil comme ça qui soit un peu automatisé. Jusque là, la régulation de l'incidence de ces fameux plans qui nous permettent de voler se faisait manuellement, alors que là, c'est automatique.»

Différents capteurs situés sur le bateau déterminent la hauteur de la plateforme par rapport à l'eau et permettent au barreur de choisir à quelle hauteur il souhaite voler, entre 0 et 90 cm au-dessus de l'eau.

Mais le mieux est encore de regarder la vidéo et d'écouter Loïck Peyron expliquer en détail les spécificités de ces impressionnants TF35. Cette série de vidéos est réalisée en collaboration entre Pandablue et le magazine Skippers.